parapente sommet

Jean-Baptiste Chandelier, danseur du ciel

Originaire de Briançon, Jean-Baptiste Chandelier survole désormais de plus grands espaces en toute liberté et avec tant de légèreté… Parapentiste émérite, il sublime la pratique du parapente par de superbes vidéos qui ont fait sa renommée et dans lesquelles il ne manque jamais de faire un clin d’œil à ses Hautes-Alpes bien aimées.

Un rêve d’enfant

Vous avez grandi à Briançon : un terrain de jeu idéal pour débuter ?  « En effet j’ai grandi sur ce territoire et autant dire que le potentiel de vol est vraiment très sympa. Notamment en hiver où je profite de sessions de parapente uniques. Pourtant ce n’est pas forcément l’endroit le plus facile pour débuter. Dans les Hautes-Alpes, certains spots sont beaucoup plus adaptés pour commencer : à Ceillac dans le Queyras notamment, à Embrun ou même à Serre-Chevalier. Depuis que je suis tout petit je veux voler… Alors, en parallèle de mon monitorat de ski – que je n’ai finalement jamais terminé ! – je préparais celui de parapente. J’avais tout juste 18 ans quand j’ai commencé mais très vite, ce sport s’est imposé à moi. »

Jen Baptiste Chandelier

Amoureux de voyages et d’images

Comment est née l’idée de faire des vidéos ?  « C’est arrivé tout à fait par hasard : un collègue avait une caméra et finalement le feeling avec cet outil et les prises de vue donnaient de belles choses. Ce sentiment de compiler et d’associer différentes images pour raconter des histoires me plaisait beaucoup. J’ai commencé comme ça, puis finalement j’ai réussi à mixer ces deux passions. Grâce à ces vidéos, je peux mettre en image le parapente à ma manière et présenter mon rêve. Aujourd’hui je suis très heureux de pouvoir jongler avec trois casquettes : celle de réalisateur, de pilote professionnel et de concepteur d’ailes. »

Les Hautes-Alpes, un terrain de jeu privilégié

Vous vous filmez fréquemment dans ces paysages alpins : l’un de vos spots préférés ? Pourquoi ?  « Selon moi, les Hautes-Alpes ont deux grands atouts principaux : l’esthétique et la qualité de l’air. D’une certaine manière, après tant de voyages, c’est ici que je me sens le mieux. Il y a tant à découvrir : la collégiale de Briançon dans la vieille ville, les fortifications et tous ces édifices anciens si bien préservés… Ce patrimoine est rare et précieux et en le valorisant dans mes vidéos, je pense que beaucoup de gens sont émerveillés. C’est aussi le contraste des paysages qui est incroyable : on passe dse champs de lavandes aux pics de montagne en très peu de temps, c’est incroyable. »

Entre ciel et terre

D’abord pro de la voltige, vous vous êtes spécialisés dans le vol de proximité ? Expliquez-nous la nuance ? Avez-vous de nouveaux objectifs prochainement ?  « Au départ, j’ai évolué en voltige pour l’amour des sensations fortes mais rapidement j’ai compris qu’il me manquait ce vrai sentiment de vol. Pour moi, toute la différence entre le mode que j’appellerais « Google Earth » à des dizaines de mètres au-dessus du sol et le vol de proximité réside dans les sensations et la beauté de ce qui défile sous nos yeux. Planant à 2 ou 3 mètres d’altitude, on a encore nos repères d’humain mais tout bouge beaucoup plus vite et c’est à ce moment-là que naît le plus grand moment de liberté ! Surtout, les gens qui regardent mes vidéos peuvent aussi vraiment se projeter. L’objectif finalement : s’épanouir et ne jamais perdre son âme d’enfant pour toujours continuer à vivre son rêver ».

Atterrissage réussi !

Astuces et bons conseils pour voler de ses propres ailes

1/ Un bon spot pour débuter ? 
Ceillac dans le Queyras

2/ Une qualité pour performer ?
La persévérance

3/ Une mauvaise habitude à éviter ?
En prendre trop justement !

4/ Vos principales source d’inspiration ? 
Danny MacAskill et Candide Thovex

5/ Votre méthode pour définir vos prochains vols ? 
Je réfléchis à ce que j’aimerais filmer et ensuite on cherche un endroit avec tous les critères

6/ Votre dernier spot coup de cœur ? 
Cappadoce en Turquie

7/ Votre terrain de jeu favori ? 
Embrun et plus généralement les Hautes-Alpes car plus je voyage, plus je réalise que j’ai de la chance de vivre ici